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Los Alfaquès

Alfaques-Christophe-VirlogeuxPRE-927x1024 Los Alfaquès
Presse / Collection : Christophe Virlogeux

MUSIQUE

Bourges On the rock…

Il n’y a pas que le Printemps. Il n’y a pas que Rennes ou Lyon. A Bourges, ça bouge côté rock, toute l’année. La preuve, avec cette série sur les groupes berruyers.

  1. Los Alfaquès : le rock incandescent…

Triste et fade époque, où le rock, accommodé à toutes les sauces, même les plus rances, a bien perdu de son énergie et de sa révolte originelle. On en oubliait presque que rock rimat avec provoc’. Mais à Bourges, dans leur solitude hautaine, les Los Alfaquès reprennent le flambeau d’un rock’n roll grinçant et absurde et militent pour une musique agaçante teintée d’un humour très corrosif…

Personne à Bourges, et ailleurs encore moins, ne connaît Los Alfaquès. Et Pourtant, Dans les méandres d’une scène rock locale plus riche qu’il n’y paraît circule un véritable brulot, petit bijou de subversion pour qui le rock n’a jamais perdu sa valeur de cri provocateur et de reflet dérisoire d’un monde grotesque. D’inspiration hispanisante, les quatre los Alfaques se sont baptisés à la suite de l’absurde catastrophe du camping espagnol en juillet 1978 : belle preuve d’humour noir et de cynisme.

Mi-grotesque, mi-tragique, leur musique est l’expression du malaise d’une époque grise et fatiguée.
Ils admettent volontiers n’avoir aucun message à délivrer et ne se rattacher à aucune philosophie, si
ce n’est le besoin de rire de tout.
Ce courant musical, quelque peu édulcoré, a donné à la France des groupes comme Odeurs, Gogol 1er
ou la joyeuse confrérie de Norbert Letheule, fous vus à diverses éditions du Printemps,
Toutefois, la démarche de Los Alfaques acquiert une autre dimension, Fort méfiant à l’égard du « Show bizz », le groupe ne donne que de très rares concerts, souvent à l’improviste : Ces (petits) événements sont autant de performances, de « happenings » où tout peut arriver. Comme le confie le chanteur Jésus Positif, « nous nous réclamons autant de Andy Warhol et de Picasso (période Guenica) que du Velvet Undergound ou de Suicide, Tout naturellement, nos influences englobent tous les grands rockers maudits, les « loosers » et tous ceux qui n’en sont jamais revenus ». Et en effet, leurs pères spirituels forment une grande cohorte de perdants-nés : citons pêlemêle Vince Taylor, Lou Reed, Jerry Lee Lewis, Mink de Ville, le Clash, une véritable aristocratie de le galère et de la déprime.
Fidèle à la mémoire de ces grands disparus sur le front du rock, Los Alfaques n’en cultive pas moins un côté farce, allant puiser d’autres racines du côté de Patrick Juvet (dont ils reprennent « Où sont les flammes ? » et du rock. à paillettes, mais aussi d’Alain Bashung et du fou chantant, Monsieur Charles Trénet.
Mais comme l’avoue le bassiste José Lime, «Los Aifaques» n’a bas la même démarche que la plupart des groupes rock actuels….

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