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Théâtre de l’Ante

Théâtre de l’Ante au 112 rue du commerce à Tours (37000)

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Nouvelle République du Centre (29/09/83) / Collection : Archives départementales 37 / Numérisation par David Euthanasie

Un « micro-théâtre » rue du Commerce : l’Ante ouvrira sa saison avec Michel Tournier

« Un micro-théâtre » de 28 places va ouvrir prochainement au 112, rue du Commerce. Derrière cette naissance, un papa attenttionné : le Théâtre de l’Ante de Jean-Louis Dumont, qui fête ainsi le démarrage de sa saison 83/84, par une initiative à suivre sur le plan tourangeau. Et à encourager assurément…

« Enfin, nous avons un lieu à nous. Jusqu’à maintenant, à l’Ante, on jouait deux ou trois fois de suite ici et là. Jamais plus. C’était devenu nécessaire d’avoir la possibilité de se poser un mois dans un endroit. » Pour Jean-Louis Dumont, la salle de la rue du Commerce correspond à un urgemment… à un pari : elle doit permettre à des textes de théâtre de trouver un lieu où l’on puisse les découvrir, les entendre, les déguster en petit comité, dans l’intimité d’un endroit « de poche »…

Ce sera chose faite bientôt, si le calendrier que s’est fixé la troupe est respecté.

À l’Ante, on se dit désireux de « faire autre chose aujourd’hui que le Rabelais, certes passionnant comme travail, mais aussi lourd et fatigant ». Aussi, place à des spectacles plus courts, demandant moins de préparation et adaptables à des espaces scéniques restreints. Comme celui que la troupe a choisi justement. Et puis, ajoute Jean-Louis Dumont, outre nouveaux comédiens et nouvelles têtes finances : l’Ante a obtenu des subventions et entend jouer avec cet apport pour mener une saison qui satisferait à la fois acteurs et spectateurs.

Le secrétariat d’Etat à la Culture, par le biais de la direction régionale des Affaires culturelles, et dans le cadre de l’aide aux jeunes compagnies, a octroyé à l’Ante 40.000 F. « De quoi permettre de voir un peu plus loin que trois mois » estime Dumont. Lequel ajoute mentalement les 15.000 F du ministère de l’Education nationale « une reconnaissance de notre travail » et les 3.500 F de l’université de Tours.

Toutes ces subventions « sont bonnes sur le plan psychologique », pour une équipe qui veut « que l’on fasse du théâtre avec une certaine dose de professionnalisme », et voit cette année arriver de nouvelles têtes : Claude Gallon, qui fréquentait l’an dernier l’atelier-théâtre de l’Ante et avait joué Rabelais jeune à Seuilly ; Hélène Hardouin, une élève des cours Simon à Paris, qui jouera dans un des spectacles annoncés. Ces deux-là côtoieront Dumont et Guy Paillot, ainsi que Brigitte Guilhot, pour la partie administrative.

Tous les quatre semblent optimistes sur l’avenir de leur micro-théâtre, qui en aucun cas, insiste Jean-Louis Dumont, ne doit être assimilé à un « café-théâtre ». Pour l’instant, il n’est envisagé d’y donner que des spectacles signés l’Ante.

Tournier, Courteline et peut-être Genet

Chacun de ceux-ci sera joué 20 ou 30 fois, ce qui devrait permettre au public de « choisir son jour mais aussi son heure » estime-t-on rue du Commerce, où l’on n’a pas encore arrêté le détail des horaires. Murs noirs, quatre rangs de gradins (Claude Gallou y a passé son mois de juillet), intimité assurée : le « micro-théâtre » attend son premier spectacle.

En l’occurrence « Le Fétichiste » de Michel Tournier, une mise en scène de Dumont et un numéro en solitaire de Guy Paillot. Tournier, à propos de son œuvre : « Un personnage parle. Il se parle à lui-même. Il s’écrit à lui-même dans son journal intime… Un jour, ce personnage descend dans la rue, trouve une porte ouverte, entre, s’engage dans l’allée centrale d’une salle de théâtre… »

Le deuxième spectacle devrait être une création autour de textes de Courteline (février 1984). Enfin, on espère à l’Ante monter « Haute surveillance » de Jean Genet. Mais on attend l’accord de l’auteur…

Pour les enfants

Reste le travail en direction des scolaires. L’Ante le poursuit cette année en montant « Bazou-Bazou », une pièce d’un auteur québécois, Pierre Morency. La troupe le tournera à partir d’octobre, avec trois comédiens. Et début novembre, l’Ante jouera « Bazou-Bazou » deux semaines à Evreux.

Et elle a en vue, côté Education nationale, quelques P.A.E. (projets d’action éducative). Sans oublier un projet d’animation culturelle à La Riche, fin novembre-début décembre : un chapiteau de 800 places, et une aide financière de la direction du Développement culturel de 35.000 F.

Au 112, rue du Commerce, sans bruit, on prépare la saison, et on rêve, dans la pièce toute noire, de lendemains théâtraux tout blancs…

P. I.


Le Théâtre de l’Ante inaugure son micro-théâtre rue du Commerce à Tours avec une pièce de Georges Courteline, présentée après une première à Montlouis. Jean-Louis Dumont, Claude Gallou et Fabienne Faury y incarnent l’esprit caustique et mordant de l’auteur.

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Document : Nouvelle République du Centre-Ouest, 29/02/1984 / Auteur : Patrice de Sarran / Photo : Jean Bourgeois / Collection : Archives départementales 37 / Numérisation par David Euthanasie


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Document : Affiche – imprimée / Collection : Fonds Mureau – Archives départementales d’Indre-et-Loire / Numérisation par David Euthanasie

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