Bérurier Noir, les Coronados, Nikki Sudden (31/10/84)
- Date de l’événement : 31/10/1984
- Acteurs participants : Bérurier Noir, les Coronados, Nikki Sudden
- Salle : Trinity Collège de Dublin (Irlande)
- Organisateur : T.C.PD Ents / Alliance Française
Affiche photocopiée / Collection : Fonds François Guillemot – BnF / Numérisation par la Bibliothèque nationale de France
Flyer / Collection : Fonds François Guillemot – BnF / Numérisation par la Bibliothèque nationale de France
Flyer / Collection : Fonds François Guillemot – BnF / Numérisation par la Bibliothèque nationale de France
Presse : Fresh Ents, octobre 1984 / Collection : Fonds François Guillemot – BnF / Numérisation par la Bibliothèque nationale de France
Document / Collection : Fonds François Guillemot – BnF / Numérisation par la Bibliothèque nationale de France
LA GRANDE TRAVERSEE »…UNE AVENTURE DES BERURIER NOIR.
SAMEDI 28 NOVEMBRE 84.
Voiture rouge pour Black BERUS.A l’intérieur du véhicule, FRANCOIS et LORAN sont bérurièrement accompagnés: LAUL LOMBRIC, HELNOC MERGUEISS, et OLIVIER LEMOINE qui les sonorise. Vaut mieux prévoir que décevoir. Vu que la caisse prend le cap vers le nord, pas question de se planter. Elle fonce droit sur CHERBOURG, il semblerait même qu’elle ait rencart avec le SAINT-KILLIANS. Le St-KILLIANS, c’est pas n’importe qui, c’est un putain de bateau. Quant à nous, une fois échappés aux douaniers carnet A.T.A. sous le bras, c’est l’embarquement, la croisière, et le boxon en option. Faut pas déconner, merde !On est la France Bérurière, ce qui laisse dire sage comme des images. Guiness et Psylo.Les BERUS à l’abordage n’allez pas croire qu’ils aient la rage,mais c’est ainsi qu’ils déboulent dans un pays humide et froid où une sainte s’acharne obstiné -ment sur les burnes d’un barbu. Rigolez toujours, çà bastonne pas loin, là où la Dame de FER a fourré son nez, c’est le merdier. En bref c’est l’IRLANDE, un pays qu’a su remettre ses montres à l’heure. Pour ceux qu’çà intéresse l’horloge gueulante c’est le 3443705. Tant qu’il y a du noir y’a de l’espoir!
Ce soir-là à DUBLIN les B. N. allaient se retrouver face à un véritable public « cul-pincé »; la salle n’étant autre que le réfectoire, pub, self-service du TRINITY COLLEGE et le concert étant placé sous le sigle de l' »ALLIANCE FRANCAISE ».Autres invités à la »party »: les CORONA DOS (another famous gang from PARIS). De plus le JAUNI THUNDERS du coin NICKY SAUDEEN se fout sur le coup tel l’invité surprise; il fait la première partie. C’est le soir d’HALLOWEEN, tous les baltringues se sont déguisés: on en voit arriver une bande genre « grandes gueules ». Normalement ils doivent être punks ou skunks mais là ils sont carrément sapés en bonnes soeurs. Ils sont refoulés dès l’entrée, total: trois ou quatres vitres dégringolent. SAU DEEN est coupé, à l’intérieur de la salle çà flippe, on cause annulation.3/4 d’heure après, en fin arrivent les BERUS Vous voyez d’ici l’ambiance…. Profs et élèves même combat, mais contre le B.N.il est impossible de lutter. Résultat: çà pogote. De vieilles enseignantes se tordent les chevilles, et, c’est pas des conneries, j’en ai même vu une ter sa perruque face à FRANCOIS se masquant: plus qu’un groupe rock, une présence théatrale sur scène.Les masques défilent au rythmes des morceaux: du grand spectacle sans pour autant défigu -rer l’image rock du duo. Tout sans marier leur art avec le fric, en faisant gaffe au prix des entrées et en donnant le meilleur d’eux-mêmes sur les planches pour ne pas trahir leur honnêteté. Si FRANCOIS n’est pas auteur, alors il est génie, mais une chose est sure:invoquant le massacre, ses paroles sont le sens et la violente critique d’un univers nommé porcherie, et, pour leur donner plus de punch, là il traduit les titres des chansons en anglais (grandiose l’interprète!). Si noirs sont les textes de FRAN- COIS, dure est la musique de LORAN qui a su trouver l’énergie dans l’efficacité de sa simplicité. Il ne gratte pas,il tape,il frappe, un peu comme s’il était ASTERIX et le commissariat du coin un camp romain. Dès le premier riff c’est le kaos, l’université en reste sur le cul, en prend plein la tronche et en redemande. Mais la casse des vitres a retardé le concert, maintenant les CORONA DOS attendent pour jouer: tout doit finir à II heures. Exit les BERUS malgré les protestations d’unpublic conquis et hagar -et, croyez-moi, çà gueule-. Sur 20 morceaux prévus, seulement 7 de joués, mais quel d impact Faut dire aussi que D. D. la boîte à rythme cartonnait à fond la caisse et que les choeurs, assurés par LAUL et votre serviteur, n’étaient pas de la guimauve. Quant au retour en France, c’était quelque chose aussi (hips), mais c’est déjà une autre histoire de l’oncle HELNOC.
NOM DE ZEUS! J’allais oublier de vous donner les last news du pegrou, alors que se préparent une série de concerts sur toute la France dont vous risquez de vous souvenir longtemps: Blois, Lille, Cherbourg, la Bretagne, Angoulême, Rouen, Lyon, Grenoble, etc…ETC…j’en oublie au passage). Et tout çà pourquoi? Pour promotionner le dix qui sortira fin MARS: un 33 TOURS 11 TITRES comprenant des tubes tels que: PETIT AGITE ,VIVRE LIBRE OU MOURIR, LE RENARD, LES REBELLES, PORCHERIE, COMMANDO PERNOD, LES ELEPHANT FILS DE…, HELENE ET SANG….. De la DYNAMITE !!! (on en sait quelque chose, on -S l’a déjà écouté: CA DONNE UN MAX!)Alors tous les rebelles, tous les détraqués, tous les agités, tous les BERURIERS, vous savez ce qu’il vous reste à faire!!!




