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Radio Béton

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Document : Logo Radio Béton / Collection : Euthanasie / Numérisation par David Euthanasie

Chronologie :

  • 1978 : Création de Radio Transistours, Radio pirate et interdiction très rapide d’emmètre.
  • 1981 : Nouveau départ de Radio Transistours.
Presse-Houca-n01-Mai1984-13-1024x226 Radio Béton

Document : Houça n°1, 05/84 / Collection : Euthanasie / Numérisation par David Euthanasie

  • 28/03/1984 : Vol du matériel de la station Radio Transistours par une partie de l’équipe.
  • 13/06/1984 : Dépôt des statuts de l’association P.U.N.K. (Pour Une Nouvelle Kulture) auprès de la préfecture d’Indre et Loire.
  • 20/07/1984 : P.U.N.K s’installe à l’Amphi, 146, rue Edouard Vaillant, lieu culturel géré par une une fédération d’associations.
  • 22/10/1984 : Remise à Monsieur PROT, secrétaire général de la Haute Autorité, par Madame POCHON, rapporteur pour l’Indre et Loire, du dossier de demande de dérogation.
  • 10/11/1984 : Organisation de la première « Foire aux disques » à l’Amphi.
Studio-Radio-BetonRadio-BetonPH Radio Béton

Document : Circa 1985 Studio Radio Béton à l’Amphi Capiod et Véro / Collection : Radio Béton

  • 20/01/1985 : Organisation de la seconde « Foire aux disques » à l’Amphi.
  • 23/02/1985 : Co-organisation d’un carnaval qui finira à l’Amphi.
  • 23/04/1985 : Avis favorable de la commission consultative des radios locales privées sous réserve de regroupement. L’association P.U.N.K entreprend immédiatement des démarches auprès des partenaires désignés qui refusent tout regroupement. Au vu de l’encombrement de la bande F.M en Indre et Loire, la C.C.R.L. P. suggère à Radio Béton d’attendre la libération d’une fréquence déjà dérogée pour émettre.
  • 02/07/1985 : Dissolution de l’association TUROSNE, titulaire d’une dérogation d’émissions radiophoniques sur 96 Mhz.
  • 16/11/1985 : Début des émissions de Radio Béton 96 Mhz avec l’accord des responsables de l’association Turosne. Dans les semaines précédentes, entretiens téléphoniques avec Madame POCHON, pour obtenir l’attribution officielle de cette fréquence.
  • 02/03/1986 : Réception du courrier émanant de la Haute Autorité, nous refusant l’autorisation d’émettre et visite des agents de T.D.F. demandant l’arrêt des émissions radioélectriques dans un délai de 24 heures.
  • 27/03/1986, arrêt des émissions de Radio Béton.
  • 21/06/1986 : « Le jour le plus long » festival de soutien à Radio Béton sur l’Ile Aucard (comptabilisé comme le premier festival « Aucard de Tours »).
  • 11/11/1986 : Béton Revient, nouveau locaux au 2 place Pilorget (M.J.C. de Saint Symphorien).
Presse-El-Reactor-n01-Fev1986-02-726x1024 Radio Béton

Document : El Réactor n°1 (02/86) / Collection : Euthanasie / Numérisation par David Euthanasie

  • 20/02/1987 : Radio Béton (98.3) déménage.
  • 20/06/1987 : « La mission » festival sur l’Ile Aucard (comptabilisé comme le second festival « Aucard de Tours »).
  • 18/06/1988 : « Le rappel du 18 juin » festival sur l’Ile Aucard en partenariat avec le festival « Dehors Dedans » (comptabilisé comme le troisième festival « Aucard de Tours »).
  • 29/06/1988 : Manifestation place de l’Hôtel de Ville de Tours suite à l’Interdiction d’émettre par le C.S.A.
  • 12 au 24/06/1989 : « Bleu blanc rock » festival sur une semaine (comptabilisé comme le quatrième festival « Aucard de Tours »).
  • 11 au 23/06/1990 : « Festival Ile Aucard » festival sur deux semaines (comptabilisé comme le cinquième festival « Aucard de Tours »), l’affiche est signée par Speedy Graphito.
  • 14 au 22/06/1991 : « Aucard de Tours » le festival organisé par Radio Béton prend le nom de « Aucard de Tours ».

LE COUP DE FORCE

Dans la nuit du 28 au 29 mars, le matériel de la station et les archives sont déménagés par un commando.
Le lendemain soir, à 20 h 30, les auteurs du coup de force, après avoir hésité, décident d’assister à la réunion hebdomadaire pour assumer leur acte. Une grande partie de l’équipe n’ayant pas été mise au courant de ce qui est présenté comme un “putsch” par ses propres auteurs, la réunion est quelque peu houleuse.
C’est au cours de cette réunion, à laquelle étaient curieusement présentes plusieurs personnes étrangères à la radio, que Sylvain Moussé, en réponse à une question, donna la liste nominale des membres du commando : lui-même, Jean-Yves Perrin, Jean-Christophe Perrin, Dominique Pouget, Christian Tua et Bernard Poilblanc, aidés de trois autres personnes. Sur leurs motivations, les « putschistes» se dérobent et restent flous: propos jugés « obscènes » sur l’antenne, blocage sur des personnes, accumulation de petites rancœurs, mais rien de clair ni de cohérent, rien, surtout, qui justifie l’énormité de leurs actes.
Sur leurs projets, aucune clarté non plus : arrêter d’émettre et re- faire «plus tard» «une autre radio ». Car, à ce moment-là, une partie seulement des «putschistes» connaissait l’existence du projet «Alyce-F.M.» (voir plus loin). Les autres croyaient se maintenir dans le seul cadre de R.T.T. Ce double langage a empêché tout dialogue dans la suite des évènements, malgré les diverses tentatives de règlement.
Pascal Audry, Secrétaire de l’Association, réclame la convocation d’une Assemblée Générale, refusée par les “putschistes”.
Le 31 mars, 25 personnes de Radio Transistours se réunissent et décident de tout mettre en œuvre pour qu’une Assemblée Générale se tienne, en envisageant même de l’imposer par les voies légales, constatant que ce qui les unissait était le simple et intangible refus de l’acte commis. Ce même jour, elles décident également de réémettre sur 93,6 FM, et réémettent effectivement durant trois semaines environ.
Une nouvelle réunion ne se tiendra pas, le nombre minimum de participants n’étant pas atteint. Elle est reportée de huit jours, et on y verra les « putschistes » maintenir les exclusions arbitraires et étaler une collection de « votes » par procuration, collectés de manière particulièrement abusive auprès d’associations et d’individus qui n’ont pas été tenus au courant de la totalité des évènements, certains même ne savaient pas que le matériel avait disparu.
Les «putschistes» s’auto-désignent à la tête de l’association qu’ils sont déjà, pour la plupart, décidés de saborder. Le seul intérêt de ceci est que s’ils arrivent à se donner une teinture légale, ils seront les propriétaires de la fréquence 93,6 MHz.
Ceux qui savaient depuis le début à quoi s’en tenir passent alors à la suite.

DERNIERS AVATARS :
J.Y. Perrin et S. Moussé sont allés récemment présenter auprès des cinémas « Les Studios » le projet d’Alyce-F.M. assorti d’une demande de subventions de 100.000 F. Les Studios trancheront au cours de leur Assemblée Générale du 24 juin.
Dans le même temps, un des membres d’Alyce-F.M., Philippe Geiger, négociait avec les «> de Transistours la remise du matériel ainsi qu’une compensation monétaire en échange de la non-publicité de l’affaire, et de l’assurance pour lui de pouvoir bénéficier de la fréquence et de la dérogation de Radio Transistours en toute quiétude.
Cette transaction aurait été un pas vers ce qui semble être la solution la plus logique : une scission avec partage de l’actif. La sortie de ce numéro spécial montre qu’à ce jour rien n’a avancé dans cette voie.
Les «exclus» de Transistours n’ont aucunement l’intention de laisser l’affaire en l’état, d’entériner des procédures lourdement entachées d’irrégularités, encore moins de laisser «prostituer » la fréquence attribuée à la radio libre de Tours et sont disposés à s’y opposer par tous les moyens.

P’tit Rouge de Touraine (06/84)

Hello David ! comme il est dit dans ce bon vieux texte, nous sommes là à la toute fin 84 alors il est peut-être temps de sortir les Saintes Archives et de balancer pour les 40 ans de Béton, puisque ce papier fait mention de feue Radio Transistours regardons rapidement comment ça s’est passé, voici ce que publiait en Juin 84 un fanzine local : le P’tit Rouge de Touraine : (voir photos ci dessus en commençant par celle du bas !!! ) en plus, y a des noms !!! fin 84, après l’épisode évoqué ici de « Radio Garage » qui avait donc repris la fréquence et émis (tant bien que mal) depuis le centre ville, et où pas mal de groupes de Tours ont défilé (malheureusement nous n’avons pas d’archives sonores de ce joyeux foutoir, alors appel au peuple, si quelqu’un a du son… il a gagné son poids en bière !) après cet épisode, il y a eu une période où Béton étais juste un projet mais n’émettait pas encore, ce qui faisait d’ailleurs ricaner des exposants de la première foire aux disques (Novembre 84). Quand a eu lieu le concert de Roy Loney, (16/02/85) le studio était encore en travaux. https://www.youtube.com/watch?v=qBhbVKONsis Le démarrage à l’antenne n’a eu lieu qu’après (en Septembre, je crois…) donc, en 2025, Radio Béton aura bien 40 ans et non 42.

Si ma mémoire fonctionne encore, quand on s’est fait éjecter de Transistours, on s’est retrouvés à une demi-douzaine à l’Auberge espagnole, haut lieu de la contre culture de l’époque (un squatt) on n’avait plus rien : pas de matos, pas de fric, pas de fréquence, pas de local, et on a décidé de repartir de zéro et de faire une autre radio. Quelqu’un a demandé « comment elle doit être ? » et Jean-Mi (Vinylium) à répondu Ca doit être Béton ! Et voilà, le nom était trouvé. La concrétisation, c’était une autre histoire.

Alain Gaschet


1987.05.27-NRCO.8ADPREe Radio Béton

Document : Nouvelle République du Centre-Ouest, 27/05/1987 / Collection : Archives départementales 37 / Numérisation par David Euthanasie

27/03/1985, arrêt des émissions de Radio Béton.

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