Xavier Dufour

XAVIER DUFOUR
Troubadour tourangeau apprécié à Confolens
Chaque année, à l’occasion du festival international de folklore de Confolens, diverses manifestations artistiques « satellites » attirent les foules : expositions, stages et… le Cabaret. Installé dans un ancien bâtiment du lycée Emile-Roux, dirigé par Claude Richemon — lui-même artiste et découvreur de talents — ce « Cabaret » accueille quelques petites formations, émanation des groupes présents au festival, mais surtout des orchestres, chanteurs, conteurs, poètes désireux de se faire connaître. Quelques-uns, n’en doutons pas, se feront un nom… Certains, déjà, sont connus mais dans un cercle un peu… confidentiel.
C’est le cas de Xavier Dufour, que le public confolentais a découvert le dernier samedi de ce 27e festival.
Orléanais de naissance mais depuis longtemps adopté par Tours, il se défend de toute étiquette, jazz ou folk, mais son inspiration, il la puise librement dans les genres les plus divers.
Six années de travail ont préparé le répertoire actuel — déjà dégusté par les auditoires du Val de Loire — et distillé sur les bords de la Vienne ce mois d’août…
Au « Cabaret », Xavier Dufour était accompagné au violon par Alain Rupin, à la guitare par Pascal Rivière et aux percussions par Bernard Bruère.
Le public ? Essentiellement jeune, mais pas adolescent, encore moins infantile. Donc, capable de goûter comme il convient un répertoire non laissé au hasard, qui allie la poésie (« La Sologne »), la critique sans méchanceté ni drôlerie de mondanités (« Depuis le temps », les refrains de « L’asile ») non sans saupoudrer le tout d’un zeste d’humour (« Le Roncaneux »). Et puis comme Confolens, c’est le carrefour des chants et danses du monde », un p’tit tour du côté du Québec avec : « Il a neigé sur mon pays »…
Une jolie voix, chaude et bien posée : pas un chanteur qui vous décolle de votre siège, mais qui nous fait réfléchir…
Le coup d’essai confolentais a été une réussite ; espérons pour notre troubadour tourangeau que ce sera une rampe… de lancement, vers les « stars » !
R.-G. C.
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