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Dead End

Je ne vous raserais pas la coine en vous relatant tout l’itinéraire du groupe — venons-en tout de suite au fait. DEAD END, vous ne connaissez pas et pour cause, les répétitions ne font que commencer, et n’ont par conséquent pas encore joué — pourtant pourquoi attendre pour parler d’eux, il s’agit bien là d’un des groupes les plus prometteurs de Paris — une sorte de sang neuf qui ne peut que faire du bien à une scène encroûtée dans ses querelles et ses retournements de personnel — nous avons besoin de nouveaux groupes qui viennent secouer tout ce beau monde — leur montrer qu’ils ne sont pas les seuls et qu’ils pourraient bien un jour être dépassés par tous ces gens qui ne les ont pas attendus et qui, heureuses retombées (pour une fois !) de la mode se sont mis à répéter dans leurs caves.
Dead End représente en premier lieu cette seconde génération de groupe français qui, marqués par l’explosion de l’année dernière, puisent directement leur inspiration dans la ville qui les abrite — Paris — Ils sont trois pour l’instant : LUC (chanteur), LAURENT (guitare), PASCAL (basse), ce dernier ne vous sera peut-être pas inconnu puisqu’ayant déjà joué au sein de deux groupes parisiens défunts, Loose Heart et Angel Face. Ils cherchent un batteur, avis aux amateurs !
Leur musique est violente, saccadée, explosive — comment résister à « Statique Autistique », un hymne pour 1978 — on sent qu’ils ont tourné des jours et des jours dans les rues de Paris afin d’arriver à trouver une sortie, mais rien à faire, on ne s’échappe pas à Babylone — alors, on ne sait plus quoi faire, la tête éclate, les sons explosent — « Out of there ! » autre morceau évocateur — nous sommes dans une chambre vide avec seulement les murs pour se cogner la tête — nous sommes là avec nos fantasmes et rien ne sort que l’impuissance et la rage — Paris est une ville d’enculés où toutes les vieilles barques sont abattues impitoyablement — le bulldozer ne respecte rien alors.
Une de leurs références principales reste le groupe défunt cité plus haut, Loose Heart, et dont ils reprennent plusieurs morceaux (« Red », « New Century ») — groupe original, essentiellement parisien, it était inévitable que Loose Heart laisse des traces et c’est effectivernent une très bonne chose — mais attention à ne pas s’enfermer dans le jeu des reprises sans fin. Pour Laurent, Loose Heart agit comme une véritable fascination
et ce qui était positif au départ, risque très rapidement de se transformer en blocage — les gens attendent Dead End et non pas le remake d’un groupe disparu — cela ne serait qu’une farce ! Dead End possède une réelle originalité dans ses morceaux et qu’il serait dommage de gâcher par de vieux fantasmes.
Je ne saurais vous en dire plus. RENDEZ-VOUS à leur premier concert !

Annie aime les sucettes n°1 (19/01/78)

Presse-AnnieAimeLes-Sucettes-n01Euthanasie-06clean-917x1024 Dead End
Collection : New Wave / Numérisation par David Euthanasie

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